Petit compte rendu
Course des 600 miles sur le circuit du Vigeant (les 7/8 juin 2003)
Pour cette course des 600 miles, nous étions sur la liste des suppléants en 9ième position. Il y avait en
effet trop de motos engagées par rapport à la capacité autorisée sur le circuit. Néanmoins, motivés, nous prenons la route le jeudi soir en direction du circuit dans l'espoir d'éventuels désistements.Le vendredi, le circuit est ouvert à tous pour les essais libres. Nous profitons donc de ces séances
pour reprendre nos marques sur ce circuit où nous avions terminé l'année dernière 28ième sur 56 lors de la course des 300 miles.A la fin de cette journée, nous sommes malheureusement toujours en liste d'attente. Mais le
lendemain, à 10 minutes de la première séance de qualification tout c'est joué en notre faveur. Un équipage avait en effet déclaré forfait suite à une chute lors des séances d'essais libres.| Prêts au quart de tour lors de l'appel au micro des suppléants, nous sommes repêchés et Fabrice, notre troisième pilote engagé précipitamment dans cette aventure (à gauche sur la photo), entame, couteau entre les dents, cette première séance de qualification. Pascal (au milieu) prend ensuite le relais pour la deuxième séance et enfin moi (à droite) pour la dernière séance de qualification. | ![]() |
Résultat des qualifications : une 44ième place sur la grille de départ. ( sur 55 machines engagées). Je
remercie Fabrice au passage pour avoir effectué le meilleur temps aux qualifications.Pour cette course, le Team est constitué de 9 personnes :
Stéphane Labaze : Team manager (adjoint)
Fabrice Merlin : Pilote blanc
Pascal Laird : Pilote vert
Bruno Mahieux : Pilote rouge
Guy Boulnois : Mécanicien
Emmanuel Laird : Mécanicien
Philippe Lory : Chronométreur
Laurence Fernon : Chronométreur
Marie Rose Laird : Sécurité incendie
Notre Team Manager adjoint opte pour 4 relais de 40mn par personne avec un ravitaillement en
essence à chaque relais. Ce qui représente 20 trs en moyenne par relais et par conséquent permet de ménager les pilotes pour cette course de 8H. Un autre avantage de cette stratégie est aussi de partir avec le juste nécessaire en essence pour chaque relais, ce qui permet alors d’alléger la moto au maximum.C’est Pascal qui prend le départ (de type le Mans) pour cette course des 600miles. Le "
vromissement " de 55 machines lancées GAZ vers le double droit en bout de la ligne droite des stands est toujours très impressionnant. Il faut avoir le cœur bien accroché pour trouver son chemin dans la meute. Pascal prend néanmoins un bon départ.| Au 20ième tour, c'est la première entrée au stand. Fabrice prend le relais pour 40mn à son tour. Au stand, le changement de pilote + le ravitaillement est effectué en 18 secondes. Ce résultat nous conforte sur l’efficacité de notre procédure de ravitaillement.(cf photo ci-contre) | ![]() |
A son 11ième tour, Fabrice chute sur un freinage appuyé dans le deuxième droit de la ligne des
stands. La moto décroche de la roue avant, glisse sur la piste, heurte le vibreur pour terminer dans le bac à gravier. Fabrice prend le même chemin. Aidés des commissaires de piste, Fabrice se relève avec quelques courbatures, inspecte rapidement l’état de la moto et décide de reprendre la course.Au 40ième tour, c'est la deuxième rentrée au stand. Nous profitons de cet arrêt pour inspecter les
dégâts sur la moto.| Résultats : levier de frein tordu, protection téflon endommagées, tête de fourche cassée, flan de carénage et sabot râpés etc.... Sous l'œil attentif du commissaire technique, tout le monde met le pied à l’étrier pour réparer au plus vite la moto. (cf photo ci-contre). Au bout de 6minutes, la moto est remise en état et je prends enfin mon premier relais pour 20 tours | ![]() |
Au 60ième tour, troisième entrée au stand pour un nouveau relais de Pascal. Nous sommes proche
de la troisième heure de course et déjà certains équipages abandonnent suites à un grand nombre de chutes ou de casses. Il est vrai que dans cette course il y a eu beaucoup de sorties de piste ou de chutes plus ou moins impressionnantes comme celles en entrée de la ligne droite des stands où les pilotes ont été violemment catapultés de leur moto lors d’une perte puis reprise d’adhérence de la roue arrière. Heureusement, les pilotes en sont sortis indemnes.Au 80
ième tour, quatrième entrée au stand. Fabrice prend cette fois-ci le relais pour 20tours. A son 10ième tour, la course est ralentie pendant 2 tours suite à la sortie du Safety Car.Au 100
ième tour, cinquième entrée au stand. Inspection rapide de la moto. Rien à signaler, je prends donc le relais pour 20tours. A mon 4ème tour, je me retrouve juste derrière le Safety Car ? ? La course est ralentie pendant 4 tours ce qui laisse le temps à la meute de se former derrière moi. Au 8ième tour, le Safety Car sort de la piste et de nouveau les moteurs rugissent pour reprendre la course. Au 13ième tour, nouvelle sortie du Safety Car. La course est cette fois-ci ralentie pendant 3 tours.Au 120
ième tour, sixième entrée au stand. Nouvelle inspection de la moto. Remise à niveau de l’huile et Pascal prend le relais. Nous entrons dans la cinquième heure de course. La motivation est grande, car, nous apprenons que nous sommes 38ième au classement général, soit 6 places de gagnées par rapport au départ. Mais au 133ième tours, les chronométreurs s’inquiètent... Le chrono affiche plus de 4 minutes et Pascal n’est toujours pas passé devant les stands. 5 minutes puis 6 ... Nous craignons la chute.... Le speakeur n’annonce rien ? ? ? Mais où il est Pascal ? ? ? Au bout de 8 minutes, le speakeur annonce un arrêt de la moto 32 suite à une casse moteur ! ! ! ! Grosse déception dans les stands, nous sommes obligés d’abandonner à notre tour la course ! Impatients, nous attendons le retour de Pascal pour plus d’information. A son arrivée, Pascal nous explique les conséquences de notre abandon. « En sortie de virage, en fond de 4ième il y a eu un claquement comme si la chaîne venait de céder. J’ai embrayé et me suis laissé mourir sur la ligne droite. A l’arrêt, j’ai constaté que la chaîne était toujours là et que le moteur était bloqué »| La photo ci-contre montre l’ampleur des dégâts. La bielle est passée au travers du piston. Sans doute une rupture ou un décalage de l’axe de bielle au niveau du piston. En espérant que le vibrequin ne soit pas endommagé, il nous faudra retrouver rapidement un cylindre, un piston, une bielle, 2 soupapes pour remettre le moteur en ordre de marche. | ![]() |
La prochaine course a lieu dans 6 semaines sur le circuit de Nogaro. Là nous sommes inscrits sur
une course de 4 heures. Croisons les doigts pur que d’ici là notre moteur rugisse de nouveau...Un grand merci à tous les membres du Team et à nos partenaires pour nous avoir accompagné et
encouragé une nouvelle fois dans cette fabuleuse aventure.Bruno.